Res
Publica, démocratie,
liberté, progrès social, solidarité, épanouissement de
chacun, ces mots là ont-ils encore un sens ? Au-delà
des espoirs qu’ils laissent entrevoir, au-delà de ce que
chacun peut y mettre, c’est une interrogation de fond sur la
vie politique, son contenu et ses perspectives, que nous
souhaitons mener.
oOo
Nous
nous interrogeons
Comment
répondre aux besoins du plus grand nombre et comment
mettre l’économie au service de tous ?
Comment
repenser la démocratie et le bien commun ? Comment réhabiliter
le sens du service qui est la seule éthique acceptable pour
l’État et l’Administration ? Comment rénover les
services publics ?
Comment
se réapproprier la démocratie aujourd’hui confisquée ?
Comment provoquer chez nos dirigeants une prise de conscience
de la gravité de la situation et comment développer une conception
renouvelée de la démocratie ?
Comment
réintégrer les citoyens dans la démocratie ? Comment
assurer l’éducation et la formation de tous en dehors des
enjeux du marché ? Comment favoriser la qualité et
l’indépendance des médias ?
Dans
la gestion des affaires politiques et économiques, dans la
formation des citoyens, quels sont les critères à conserver
et ceux à rejeter ?
Nous
nous interrogeons sur cette « crise du capitalisme »
– évoquée depuis longtemps par de nombreux sociologues
–, ce capitalisme qui semble se retourner contre lui-même.
Aujourd’hui, aucune pensée alternative globale n’offre de
perspective ; le système capitaliste a-t-il et aura-t-il
toujours la capacité de se réformer pour survivre, ou est-il
définitivement perdu ? Quels sont les véritables moyens de régulation
à instaurer aux niveaux local, régional, national et
international ?
Les
entreprises n’ont jamais créé autant de richesses ni réalisé
autant d’innovations et les groupes multinationaux sont à
ce jour capables d’imposer leur volonté. Or
jamais les inégalités n’ont été aussi fortes et jamais
la destruction de richesses n’a été aussi grande. L’économie
dogmatique s’impose à tous, elle a oublié ses pères
fondateurs qui la pensaient économie politique. L’argent,
d’un outil pour permettre à l’économie de fonctionner,
est devenu une fin en soi.
Comment
faire pour que les entreprises soient véritablement orientées
vers la création de valeurs durables ? Comment mettre
fin à la précarité du travail pour jouir d’une stabilité
qui favorise la créativité et le goût de travailler
ensemble ? Comment rééquilibrer les rapports de force
au travail ?
Nous
cherchons à mieux cerner les attributs de la puissance :
les États-Unis d’Amérique sont à la fois de plus en plus
vulnérables et en même temps de plus en plus conquérants.
Cette situation paradoxale fragilise-t-elle ou renforce-t-elle
les pays qui, comme la France, s’estiment proches de cette
super-puissance ? La pouvoir de demain repose-t-il sur la
capacité à produire du rêve pour les peuples ou est-il
lié à la supériorité financière, technique et militaire ?
Nous voulons réussir à définir la place de l’Europe dans
les enjeux mondiaux et surtout nous cherchons à comprendre
pourquoi l’Europe a déçu les espérances mises en elle.
Comment positionner la France et l’Europe face aux enjeux
internationaux ? Quel projet européen porter ?
La
laïcité, qui constitue le ciment des sociétés
multiculturelles, est-elle de nature à offrir des
perspectives de paix dans le monde, ou sommes-nous condamnés
au « choc des civilisations » annoncé par
certains ? Il faut aussi aborder la place du religieux
dans nos sociétés.
Sommes-nous
à la veille d’une période d’épanouissement pour
l’humanité toute entière ou bien dans le produit mécanique
du développement technique et d’une culture mondiale unique ?
L’uniformisation des discours et des actes masque-t-elle une
impuissance, une acceptation enthousiaste ou un bouillonnement
porteur de révoltes ?
Les
lieux d’échange se multiplient. Ils expriment la recherche
de nouvelles formes de citoyenneté. Cette recherche est même
capable de déboucher sur des actions spectaculaires à l’échelle
mondiale. Est-ce là l’expression de forces de rappel quand
une pression trop forte est subie par la population, ou la
base d’un projet nouveau ? Et comment donner forme à
ce projet ?
Nous
voulons comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Et
nous voulons proposer et agir
Nous
voulons recréer des relais entre la pensée politique et
l’action. Le sentiment d’impuissance, d’absence de
perspective, d’impossibilité à infléchir le sens des événements
est désormais largement partagé. Ce sentiment se double
d’une vision souvent pessimiste de l’avenir.
Nous
voulons agir pour qu’un projet se donnant pour finalités la
justice pour tous et l’épanouissement de chacun soit
construit par les citoyens. Nous voulons agir pour répondre
aux mécontentements et aux malaises d’aujourd’hui. Nous
voulons être un lieu de rencontre pour échanger sur les
perspectives à offrir afin que la spirale infernale de la
violence et de la frustration ne soit pas le seul avenir. Et
pour cela nous proposons :
1. La
clarification des compétences et des échelons politiques
entre Europe, Etat et collectivités locales afin de faciliter
la reconnaissance par les électeurs des vertus et des
responsabilités des élus :