
Les faits
Après plusieurs années d'hésitation,
la Russie a ratifié le protocole de Kyoto. Le nombre de
pays ayant accepté de signer ce protocole est maintenant suffisant pour
qu’il entre en application.
Une analyse
La Russie dispose
d’ « air chaud » : la crise
économique qui a suivi la fin de l’URSS a eu pour
conséquence une diminution de ses émissions de gaz à effet
de serre. La Russie a émis moins que ce qui lui était
autorisé par le protocole de Kyoto. Elle dispose donc d’une
réserve qu’elle peut vendre sur le marché de
« droits à émettre » mis en place par le
protocole de Kyoto. Les experts pensent qu’elle va ainsi
gagner 10 milliards de dollars dans les prochaines années.
La Russie va dans le sens de l’Union européenne où
le protocole de Kyoto entre en vigueur le 1er
janvier 2005, mais pas dans le sens des États-Unis qui
ne ratifieront pas le protocole.
Quelles perspectives ?
Quelles priorités la Russie
va-t-elle se donner pour utiliser cet argent frais ?
Va-t-elle l’utiliser pour sa propre efficacité énergétique ?
Va-t-elle l’utiliser pour mettre en valeur ses ressources pétrolières
et gazières et développer ses ventes dans le monde ?
Va-t-elle acheter des équipements dont elle a besoin partout
dans le monde ou seulement aux acheteurs de ses
hydrocarbures ? Va-t-elle privilégier des accords de
long terme avec ces acheteurs ?
Faut-il donner à cette décision une interprétation
politique lourde ou y voir simplement l’utilisation d’un
atout pour le développement économique ?