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F5-001 - Novembre 2004

La Russie signe le protocole de KYOTO 

Les faits

Après plusieurs années d'hésitation, la Russie  a ratifié le protocole de Kyoto. Le nombre de pays ayant accepté de signer ce protocole est maintenant suffisant pour qu’il entre en application.

Une analyse

La Russie dispose d’ « air chaud » : la crise économique qui a suivi la fin de l’URSS a eu pour conséquence une diminution de ses émissions de gaz à effet de serre. La Russie a émis moins que ce qui lui était autorisé par le protocole de Kyoto. Elle dispose donc d’une réserve qu’elle peut vendre sur le marché de « droits à émettre » mis en place par le protocole de Kyoto. Les experts pensent qu’elle va ainsi gagner 10 milliards de dollars dans les prochaines années.

La Russie va dans le sens de l’Union européenne où le protocole de Kyoto entre en vigueur le 1er janvier 2005, mais pas dans le sens des États-Unis qui ne ratifieront pas le protocole.

Quelles perspectives ?

Quelles priorités la Russie va-t-elle se donner pour utiliser cet argent frais ? Va-t-elle l’utiliser pour sa propre efficacité énergétique ? Va-t-elle l’utiliser pour mettre en valeur ses ressources pétrolières et gazières et développer ses ventes dans le monde ? Va-t-elle acheter des équipements dont elle a besoin partout dans le monde ou seulement aux acheteurs de ses hydrocarbures ? Va-t-elle privilégier des accords de long terme avec ces acheteurs ?

Faut-il donner à cette décision une interprétation politique lourde ou y voir simplement l’utilisation d’un atout pour le développement économique ?


 
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