
Un fait nouveau
Le Parlement européen
finit d’étudier la proposition de directive « services »,
et revient aux origines de la polémique : le « principe
du pays d’origine » qui avait joué un rôle important
dans la campagne sur le référendum du 29 mai dernier est
remplacé par la « liberté d’offrir des services
en prestation » ; ce qui signifie, en langage européen,
que le principe du pays d’origine demeurerait mais qu’un
contrôle serait exercé par le pays où l’activité de
service en question est proposée.
Une analyse
Plus
personne ne diffusant beaucoup d’information sur les
institutions européennes dès lors qu’il ne s’agit pas
d’un sommet spectaculaire ou de la politique agricole
commune, ces institutions poursuivent la construction du droit
européen qu’elles souhaitent comme si tout allait bien.
Le
calendrier tel qu’il est conduit à adopter un rapport
d’ici la fin de l’année, pour un mise au vote au
printemps 2006 et une adoption définitive de la directive en
2007.
Quelles perspectives ?
Quelle
information sera-t-elle donnée aux citoyens par les
gouvernements et les partis de gauche comme de droite ?
Va-t-on
vers une nouvelle mobilisation de l’opinion pour défendre
le droit du travail et la couverture sociale des Etats membres
les plus avancés ou va-t-on, de fait, accepter un alignement
par le bas de la protection sociale ?
Ce sujet
si sensible ces derniers mois sera-t-il un thème
qu’aborderont les candidats à l’élection présidentielle
française de 2007 ou un sujet qui, comme tant d’autres,
sera considéré comme une « décision que Bruxelles
nous impose » ?
Ce sujet
sera-t-il l’occasion d’ouvrir entre les candidats à l’élection
présidentielle un débat sur l’avenir de l’Union européenne ?