
Les faits
Le tsunami du 26 décembre 2004 a sans doute fait plus de 250 000 morts. Le monde entier s’est mobilisé pour apporter aide et assistance aux pays touchés par cette catastrophe. Certains de ces pays ont refusé cette aide ou ont choisi de ne recevoir que ce qui leur paraissait nécessaire.
Une
analyse
Ce refus tiens
à des raisons différentes. Certains, parce qu’ils ne souhaitent surtout pas que d’autres, aussi bien Etats qu’organisations internationales, gouvernementales ou non, viennent s’immiscer dans leurs affaires. Les régimes autoritaires préfèrent tout régler en interne, sans le regard extérieur que pourrait porter sur eux des démocraties ou des citoyens de bonne volonté.
D’autres considèrent qu’ils ont atteint un niveau de développement qui leur permet d’agir en faisant appel à leurs propres ressources. Ils peuvent ainsi prendre les mesures qui leur paraissent mieux convenir. Et ils demandent d’une part le respect de leur souveraineté et, d’autre part, la reconnaissance de leur développement et des efforts accomplis, sans toujours bénéficier de l’aide internationale au développement qu’ils souhaitaient.
Quelles perspectives ?
Paix ou poursuite de la guerre intérieur hors d’un regard extérieur ? La question est posée pour certains pays. Ou bien les organisations et les médias qui se sont mobilisés resteront attentifs et examineront de près le comportement de régimes autoritaires vis à vis de leurs ressortissants, ou bien la chape de plomb retombera pour une durée imprévisible.
Affirmation de la souveraineté et du développement autonome et conséquences géopolitiques : il est probable que les débats en cours sur la multipolarité et sur la recomposition du Conseil de sécurité de
l’ONU vont donner à des puissances régionales l’occasion d’affirmer leur statut et de revendiquer une plus grande influence sur la marche des affaires du monde