
Cette question de l'eau, comme
d'autres sujets , peut être un point nodal exemplaire
d'un processus de refondation de la gauche qui doit
passer par le courage, non des prises de position de
principe et de la bonne conscience mais de l'action. Car pour
agir dans ce domaine de l'eau il faudra accepter
de passer par une phase de tension sociale, de publication des
antagonismes et des contradictions, dans le but de passer au
delà des intérêts particuliers et des consensus mous
minimalistes pour incarner, là encore, l'intérêt général.
Mais c’est aussi à nos concitoyens de se
considérer comme acteur responsable de cette politique et de
prendre conscience que leurs actions individuelles conjointes
agissent sur le monde (la consommation de 450 l par jour des
300 millions d’Etats-Uniens a un impact direct sur la
ressource). La sensibilité des citoyens lors de leurs usages
quotidiens doit donc aussi être un objectif comme ce fut par
exemple le cas en France en matière d’économie d’énergie
lors des chocs pétroliers. Il suffirait déjà de réduire
notre gaspillage en se disant que l’eau est une ressource
rare et précieuse même si son prix ne reflète pas sa
valeur, limiter les consommations abusive, remettre en état
les infrastructures qui fuient de toutes parts : Montréal
perdrait 50% de son eau traitée en raison des seules fuites ;
Paris perd 25.6 m3 d’eau potable par km de canalisation par
jour.
Une vision globale des enjeux, une politique
nationale de développement durable et un engagement citoyen
ou quotidien. Voilà la séquence où la répartition des compétences
semblerait judicieuse. Néanmoins nous ne pouvons faire l’économie
d’une réflexion et d’outils de régulation internationaux
pour prévenir les conflits et fixer des objectifs.

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