
Construire
un avenir, vivre ensemble, établir la démocratie, voilà à
quoi sert une Constitution.
C’est
ainsi que « la souveraineté appartient au
peuple qui l’exerce par ses représentants. Aucune section
du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer
l’exercice ».
Or, que dit le
projet de Traité établissant une constitution pour l’Europe
?
Avant
de le savoir, il faut du temps et du courage pour en prendre
connaissance : 448 articles occupant 341 pages. La
comparaison avec la Constitution des États-Unis d’Amérique composée
de 7 articles et de 30 amendements, en une vingtaine de pages
au total, laisse songeur.
On voit
combien il est aisé de comprendre et d’apprendre les grands
principes de fonctionnement des États-Unis d’Amérique et
les règles qui en découlent. Il en est de même pour la
constitution de la République française. Son préambule fixe
depuis plus de deux siècles les règles simples et
intelligibles de notre vie commune :
Liberté, Égalité, Fraternité, souveraineté du peuple et
responsabilité de ses représentants élus.
Comment faire
adhérer 25 pays et 450 millions de femmes et d’hommes aux
448 articles occupant 341 pages ? La complexité de ce
projet est-elle voulue ? Est-ce le produit de
l’administration de Bruxelles ? Est-ce le malheureux résultat
d’une série de compromis entre dirigeants qui ont oublié
les citoyens ?
Pourtant,
ce projet de traité mérite une lecture attentive. Certains
ont pris des positions morales pour ou contre l’Europe, pour
ou contre le libéralisme. Le Comité Cincinnatus, lui, se détermine
sur la base de trois critères : la Démocratie, le développement
de la justice sociale et une politique internationale de paix
et de développement. Pour nous :
 | ce traité ne permet pas la participation des
citoyens aux prises de décision, |
 | ce traité établit un régime sur lequel le
citoyen n’a plus de maîtrise, |
 | ce traité bloque toute initiative de politique
étrangère, |
 | ce traité ne donne pas d’instruments
efficaces pour la croissance et l’emploi, |
 | ce traité entrave les initiatives des États membres,
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 | ce traité transforme l’Union européenne en
un nouveau despotisme éclairé.
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